CHIENS DOMESTIQUES

Chien domestique, mammifère carnivore de la famille des canidés, considéré comme le premier animal à avoir été domestiqué. En effet, depuis la préhistoire, le chien domestique (Canis familiaris) a toujours partagé l’existence de l’homme.

ORIGINES DU CHIEN :

Entre le chien et loup :

On admet généralement que le chien a pour ancêtre direct le loup, qui vivait en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. En effet, des contacts entre le loup et l’homme dans des temps très reculés (plus de 100 000 ans) ont pu être démontrés, grâce en particulier à la découverte d’ossements associés de loups et d’humains. Selon cette hypothèse, l’homme aurait commencé par recueillir des louveteaux et les apprivoiser. Au fil du temps, le loup, sauvage, se serait transformé en une nouvelle espèce, le chien domestique. Les chiens ne descendraient peut-être pas tous de la même variété de loup ; les chiens de petite taille, notamment, auraient pour origine des loups méditerranéens, de gabarit plus réduit que leurs cousins des régions froides.

Cependant, certains scientifiques rejettent cette hypothèse, sur la base de divers arguments, et notamment le fait que :

– les élevages de loups menés à l’heure actuelle montrent que même au bout de plusieurs générations, les loups (y compris ceux nés en captivité) ne s’engagent pas sur la voie de la soumission à l’homme ; au mieux apprivoisés, ils restent des animaux sauvages montrant une nette propension à la fuite et dont tous les instincts naturels (en particulier le désir de domination de la meute chez les mâles) apparaissent dès leur maturité sexuelle ;

– le chien peut donner naissance à une descendance fertile en se croisant aussi bien avec le loup, qu’avec le chacal ou encore le coyote, ce qui dénote un degré de parenté élevé entre le chien et chacune de ces trois espèces ;

– enfin, aucun ossement d’animal intermédiaire entre le loup et le chien domestique n’a pour l’instant été découvert.

Selon la théorie de ces chercheurs, le chien domestique descendrait en fait d’un chien sauvage proche de ceux que l’on connaît à l’heure actuelle autour ou dans les villages africains, asiatiques et australiens. Ce chien sauvage ancestral pourrait lui-même être apparu par croisements successifs entre le loup et le chacal. La sélection naturelle (et non artificielle, menée par l’homme) aurait conduit à l’apparition de chiens moins farouches, trouvant un intérêt à se rapprocher des groupes humains pour consommer leurs restes ; des relations mutuelles se seraient ensuite établies entre les deux espèces.

Domestication :

Les premières traces de véritable domestication, c’est-à-dire de liens culturels établis entre le chien et l’homme, sont datées de 12 000 ans (sites de Hayonim et Ein Mallaha, en Israël), alors que les plus anciens ossements connus de chiens, mis au jour dans le centre de la Russie, sont vieux de 14 000 ans. Cependant, la présence du chien auprès de l’homme ne commence réellement à devenir courante qu’il y a 11 000 ans. Les premières relations entre le chien et l’homme devaient être fondées sur l’aptitude de ces animaux à la chasse, aidant les hommes à se nourrir et à se protéger contre les prédateurs (notamment en les prévenant quand un danger survenait). Plus tard, quand l’homme s’est sédentarisé et a appris l’agriculture et l’élevage, le chien lui a servi de gardien de troupeau. Il semble que le chien soit apparu un peu partout dans le monde, en compagnie de l’homme, sous la forme de différentes races adaptées aux conditions climatiques et géographiques.

Dans les civilisations asiatique, égyptienne, assyrienne, grecque et romaine, les chiens étaient des gardiens et des compagnons fidèles, qui accompagnaient les hommes à la chasse et à la guerre. Les soldats sumériens disposaient ainsi de redoutables dogues qu’ils lançaient à la poursuite de leurs ennemis. L’emploi du chien dans les guerres ne s’est d’ailleurs jamais interrompu, mais, à présent, les chiens sont surtout affectés à la surveillance des installations.

À l’opposé, certaines civilisations, en particulier égyptienne, en ont fait des dieux, à l’instar des chats : en Égypte, le dieu Seth était honoré sous l’aspect d’un lévrier et le dieu Anubis, représenté avec une tête de chacal ou de chien.

MORPHOLOGIE ET PHYSIOLOGIE :

Il existe de grandes différences de taille, d’apparence et de fonction entre les différentes races. Canis familiaris est sans doute l’espèce domestique qui présente la plus grande variabilité. Le poids, par exemple, peut aller de 500 g pour un petit chien d’appartement à 90 kg pour un grand chien de trait. La taille, généralement mesurée au garrot, est comprise entre 20 cm et 1 m. Leurs caractéristiques communes sont celles que l’on retrouve chez tous les canidés : des membres plutôt longs aux doigts terminés par des griffes non rétractiles (contrairement à celles des félins). Les membres antérieurs ont cinq doigts, contre quatre pour les postérieurs. Le museau est allongé, et la truffe est humide.

La durée de gestation, à peu près la même pour toutes les races, est en moyenne de neuf semaines. Les femelles possèdent dix mamelles, et les portées comptent de deux à plus de dix chiots. Les chiens atteignent leur maturité sexuelle au cours de leur première année, et vivent généralement douze ou treize ans.

RACES CANINES :

Le chien domestique possède des caractéristiques génétiques très variables. L’évolution naturelle et, surtout, les sélections opérées par l’homme ont engendré des dizaines de races, présentant des caractéristiques très différentes, aujourd’hui répandues dans le monde entier. Comme pour les chats, les éleveurs opèrent la sélection de caractères particuliers, qu’ils soient apparus par croisement ou mutation, créant ainsi de nouvelles variétés. Parallèlement, un certain nombre de races dont les sélectionneurs se sont désintéressés ont disparu.

Classification des races canines :

De nombreux pays suivent le système de classification établi par la Fédération cynologique internationale, qui réparti les chiens en 10 groupes (groupe 1 à groupe 10) en fonction de leurs caractéristiques physiques et comportementales.

Standards :

Les critères de taille, de couleur et de conformation (standards) sont établis pour chaque race par des comités élus par les différents clubs canins. Ces normes, censées représenter le chien idéal, servent de référence aux éleveurs et aux juges des concours. Elles peuvent cependant varier selon les pays, car les chiens ne sont pas tous conçus dans la même optique ni jugés sur les mêmes critères.

AVOIR UN CHIEN :

Alimentation équilibrée, exercice et affection sont autant d’éléments indispensables au bien-être du chien. Pour qu’il soit bien intégré à la cellule familiale et apprécié de tous ses membres, un chien doit être choisi en fonction de son aspect (taille, poil long ou ras, sexe), de sa race et des exigences qu’il impose ; il ne faut pas choisir un chien sportif si l’on est sédentaire, ni un chien de grande taille si l’on habite un petit appartement.

Le chiot

Les chenils de bonne réputation informent les acheteurs de l’état de santé et des vaccinations du chiot, et garantissent son pedigree. Pour que les relations sociales s’établissent de manière optimale, il faut faire l’acquisition d’un animal d’au moins six ou huit semaines, sevré et doté de toutes ses facultés psychologiques.

Pour porter un chiot correctement, il faut placer une main sous ses pattes avant et l’autre sous son arrière-train. Jusqu’à l’âge de quatre mois, les chiots doivent être nourris plusieurs fois par jour.

Rôle du vétérinaire :

Il est nécessaire de faire examiner son chien par un vétérinaire dans les deux ou trois jours qui suivent son acquisition. Le spécialiste établira un programme de vaccination contre un certain nombre de maladies virales aux conséquences graves : la maladie de Carré, la rage (affection du système nerveux, d’incubation longue, mais qui, une fois déclarée, conduit à la mort de l’animal en quelques jours), l’hépatite infectieuse et l’affection intestinale à parvovirus. Il est par ailleurs impératif de vacciner les chiens contre la leptospirose.

Lors de la première visite, le vétérinaire s’assure également qu’aucune anomalie anatomique ne risque de s’opposer au bon développement de l’animal et recherche la présence éventuelle de parasites internes et externes (vers, puces, tiques et poux).

Dressage :

Le psychisme de la plupart des chiens les conduit à être naturellement dévoués à leur maître. Toutefois, l’obéissance est un véritable apprentissage, et ce dressage doit être fondé plus sur la récompense que sur la punition. Nombre d’ouvrages sont consacrés au dressage élémentaire, présenté sous forme d’instructions par étapes. Des cours de dressage placés sous l’égide des clubs canins et autres associations sont également proposés. Adhérer à un club d’élevage permet de partager avec les autres maîtres un même intérêt pour les chiens et d’échanger des connaissances.


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