AVOIR UN CHAT CHEZ SOI

  1. Soins

En dépit de leur réputation d’animaux indépendants, les chats ont besoin de l’affection et de l’attention de leur maître. Il leur faut une alimentation quotidienne équilibrée. La viande en constitue l’élément de base, mieux digérée cuite ou grillée. Les conserves proposées dans le commerce répondent parfaitement aux besoins nutritionnels du chat. Un apport régulier en eau fraîche est indispensable. En général, le chat boit peu, mais sa soif augmente quand il vieillit ou quand il est fiévreux.

Une hygiène parfaite des litières permet de prévenir un certain nombre de maladies. De plus, il n’est pas rare que des chats refusent d’eux-mêmes d’utiliser une litière sale.

Du fait de leur caractère rétractile, les griffes du chat ne touchent pas le sol lorsque l’animal se déplace. Il est donc obligé de les user périodiquement à l’aide d’un griffoir, recouvert de préférence d’un tissu rugueux comme de la toile de lin. On peut également lui couper les griffes.

Les chats se lèchent pour se nettoyer et avalent généralement les poils morts. Tous les pelages, même courts, nécessitent un brossage hebdomadaire destiné à débarrasser leur fourrure de ces poils, ce qui évite la formation de pelotes dans l’estomac. Quelques races à poil long, telles que le persan ou l’himalayen, doivent être peignées tous les jours, afin d’éviter le ternissement de leur longue fourrure soyeuse.

2. Chats d’intérieur et chats d’extérieur

Beaucoup de félins, même les plus sédentaires, manifestent de temps à autre le désir de faire un tour à l’extérieur. Certains propriétaires préfèrent garder leur chat à l’intérieur, tandis que d’autres les laissent sortir ponctuellement ou en permanence. Ce choix est entièrement personnel. Il arrive également que l’on choisisse de promener son chat en laisse. Certains chats acceptent cette servitude, d’autres non. C’est une question de caractère, mais surtout d’éducation, car il est indispensable que l’animal acquière cette habitude très jeune. De façon générale, on recommande toutefois de ne pas laisser sortir, sauf en enclos protégé, les chats dont les griffes ont été retirées, et ceux non castrés.

Les chats vivant à l’extérieur possèdent un certain degré de liberté et d’indépendance. Chassant de petits animaux ou d’autres chats, ils font preuve d’une activité importante. Mais la vie en plein air est également synonyme de danger, même dans les zones rurales. Ils peuvent être renversés par une voiture, empoisonnés par des pesticides ou blessés par d’autres animaux (d’autres chats ou des chiens). De plus, le chat peut contracter des maladies mortelles, endémiques chez les chats errants. Selon les spécialistes, un chat d’extérieur a une espérance de vie moyenne de deux ou trois ans, tandis que celle d’un félin d’intérieur avoisine quinze ans.

Bien qu’un chat d’intérieur soit privé de sa liberté, il mène souvent une vie agréable. Il faut noter qu’il est plus facile de garder un chat à l’intérieur s’il n’a pas été habitué auparavant à une existence en plein air.

  3. Castration

La stérilisation est devenue une pratique courante pour les chats domestiques, qu’ils soient mâles ou femelles. Cette opération est rendue nécessaire par le mode de vie sédentaire imposé à l’animal et par la sexualité anarchique de l’espèce. Elle évite ainsi que des centaines de milliers de chats errants ne soient tués chaque année. On évite cependant la stérilisation chez un chat porteur d’un pedigree ou faisant partie d’un programme d’élevage contrôlé.

Pour les mâles, la seule méthode de stérilisation est une opération chirurgicale (ablation des testicules). Pour les femelles, on a le choix entre un traitement médical (injection d’une hormone retard) et une intervention chirurgicale (ablation de l’utérus et des ovaires). Il faut savoir que les chats castrés sont dotés d’une meilleure santé et sont plus faciles à vivre, notamment parce qu’ils ne marquent plus leur territoire avec des jets d’urine, comme le font les animaux non stérilisés. Par ailleurs, les femelles non stérilisées sont sujettes aux infections utérines et aux kystes ovariens.

Certains vétérinaires recommandent de castrer les chats dès l’âge de douze semaines. D’autres conseillent d’attendre la maturité sexuelle de l’animal (entre six et dix mois). De récentes recherches vétérinaires ont montré qu’une castration précoce n’altère guère la santé du chat.


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